Certains l’aiment chaud

· Mode, Petites tenues en situation

Enfin trouvé! Le pull torsadé en laine, ras du cou (= non col roulé) manches longues (= non 3/4) et coupe ample (= non moulante) ! Cela faisait en effet pas mal de critères de fille difficile, ce qui expliquait mon retard à trouver le pull tant attendu. Mon désespoir m’a même poussée à faire part de ma recherche vaine du pull torsadé via Twitter. Quelques minutes plus tard, on me répond presque en choeur: « As-tu déjà essayé le pull Marilyn de chez  Gérard Darel? » Guidée par une foi aveugle , je me dirige chez Gérard. D’ailleurs, depuis que Charlotte n’est plus l’égérie de la marque, j’avais déserté cette enseigne qui s’est tournée selon moi vers un classicisme ennuyeux et vieillissant au détriment d’une fraîcheur Gainsbourienne des jours heureux. Et je dois dire que ce qui n’a rien arrangé, ça a été l’accueil des « Gérardettes » qui ont été d’une amabilité inversement proportionnelle à mon envie d’acheter ce pull.

Premier contact: un regard qui vous déshabille de haut en bas accompagné d’un bonjour venant des bas fonds de l’enthousiasme. Je me dirige comme un aimant vers le pull crème Marilyn: « Il ne reste qu’une taille 4, mademoiselle! Désolée! » ( m’accompagnant presque vers la porte de sortie)… Au diable les tailles! Déplié, il m’a l’air tout à fait correct: je pars l’essayer devant le rictus blasé de la Gérardette. ET là! Forcément les cabines que j’adore! Celles sans miroir à l’intérieur mais le miroir dehors, pour partager un tendre moment de complicité avec les vendeuses… C’est à ce moment là que je me demande comment sont taillés ces pulls vu que la taille 4 est à peine large. Je m’inspecte une dizaine fois devant la glace sous le regard (malveillant) de la Gérardette. Et c’est à ce moment-là que j’aimerais bien faire ma Pretty Woman (sans son job sur Hollywood Boulevard, merci ), tourner les talons, déguerpir et revenir plus tard narguer les vendeuses avec les bras chargés de sacs… Mais le hic, c’est que le pull me plaît. Et c’est le dernier. « Je le prends! » Regard sans émotion de la Gérardette. Paiement en caisse. Un « merci « repéré avec un détecteur d’ultrasons, un « au revoir » inaudible. Bilan de l’histoire: Gérard, j’ai été bien faible en prenant malgré tout ce pull Marilyn, symbole du glamour, de la classe et du sourire enjôleur… En gros, le symbole de tout ce que je n’ai pas trouvé dans ta boutique. La prochaine fois… mmm … je ne sais pas s’il y aura une prochaine fois en y réfléchissant bien.

Finally found it! The wooly twisted jumper, short on the neck (= no turtle neck) long sleeves (= no ¾) and a loose up cut (= not tight)! It was indeed a lot of criteria from a picky girl, which might explain my delay in finding this much wanted jumper. My despair also pushed me to post my vain research for the twisted jumper on Twitter. A few minutes later, got an answer « Did you already try the Marilyn jumper from Gérard Darel? » Blinded by faith, I ran to Gérard. By the way, since Charlotte isn’t the front image of the brand anymore, I had deserted this brand that’s become classically old and boring despite the fresh Gainsbourg days from before. And I must say that the welcome from the “Gerard girls” was as bad as I was excited to get the jumper.

First contact: a look that undresses you from top to bottom coupled with the least enthusiastic hello, I move towards the creamy Marilyn jumper like a magnet “we only have one size 4 (=UK 14) left miss, sorry” (almost showing me the door at the same time) … To hell with sizes! Unfolded, it looks totally fine by me: I go to try it on, passing by the smily bored Gérard girl on my way. And boy do I love those fitting rooms! The ones with a mirror not inside but outside, so you can share some tender, intimate moments with the sales assistant… Now I’m wondering how the jumper fits because the size 4 isn’t that large. I am checking myself out it front of the mirror under the (malevolent) look of the Gerard girl. And it’s at those kinds of moments I wish I could be “Pretty Woman” (but without her job on Hollywood bd. Thanks), leaving the place and coming back later with my arms full of bags… But the problem is that I like the jumper. And this is the last one.”I’ll take it!” Dead look from the Gérard girl. Payment at the till. Some « thank you  » detected with an ultrasound machine, an inaudible « goodbye ». Result of this story: Gérard, I was weak in taking this Marilyn jumper, a glamorous symbol of class and a jolly smile… In fact, a symbol of everything I didn’t find in the shop. Next time… hum, I don’t think there will be a next time thinking about it. (English translation by Charlotte B)

Pull / Jumper « Marilyn » Gérard darel
Sac/ bag ASOS
Chapeau / hat Uniqlo
Jupe culotte/ Culottes Sugarhill boutique
Compensés/ Wedges See by Chloé

XOXO, Gossip Girl

· Feel inspired, Illustration

Je me penche souvent sur les séries télé après tout le monde. Je viens d’ailleurs de finir la série complète de Dawson (grâce à mes séances toujours régulières de stepper). Bizarrement je n’avais jamais vu la fin. J’ai bien pleuré, bien vibré avec Pacey, eu envie de secouer ce pauvre Dawson et maintenant je me penche sur Gossip Girl. Tout le monde autour de moi s’accordait à dire que c’était sûr que ça me plairait , qu’il fallait absolument que je regarde , mais siii! c’est trooop bien! Je confirme, c’est bien. Entre nous, il ne m’en faut pas beaucoup pour qu’une série me séduise: de la romance, des rebondissements, des personnages antipathiques mais qui deviennent sympathiques au fur et à mesure, ça j’adore! Pour moi, la vibration est assurée si deux protagonistes se détestent au départ puis tombent amoureux progressivement sans s’en rendre compte. Vous me balancez ce schéma scénaristique autant de fois que vous voulez, je plonge tête baissée dans cet état désespérément midinette. Et j’aime ça.

Je ne suis pour l’instant qu’à la saison 1 de Gossip Girl (donc chuuut! ne me dites rien!) et je suis prise au piège. Je ne saurais vraiment dire  pourquoi j’aime suivre les aventures de Serena, Blair et Jenny. Côté tenues, ce ne sont pas des choses que je me verrais porter (il paraît que les tenues évoluent au fil des épisodes… enfin normal, la saison 1 date de 2007: les tenues s’en ressentent donc!). Pour l’instant ça reste du « cucu presque kitsch » niveau fringues: Cols claudine, chaussettes hautes, bérets et over-accessoirisation. Cela dit , même si je ne me projette pas côté style, j’aime observer leurs vêtements, la façon dont elles les portent. Si je devais choisir le style qui me plaît le plus parmi les 3, je choisirais Serena (pour l’instant). J’attends de voir l’évolution stylistique de Jenny qui va certainement virer du côté « rock-oeil charbonneux-j’te crache à la figure » de la force… vu le look qu’elle arbore aujourd’hui. Donc patience, j’ai encore 3 saisons à rattraper… ça en fait des heures de stepper!

I often look into TV series long after everybody else. I actually just finished the whole series of Dawson (thanks to my – still regular – stepper workouts). Oddly enough, I had never seen the end. I cried a lot, thrilled alongside Pacey,wanted to shake that poor Dawson, and now, I’m looking into Gossip Girl. Everybody around me agreed that I would love it for sure, that I absolutely had to see it, oh my god yeeeeeeees, it’s so greaaat! I concur, it’s really good. Just between us, I don’t need much to catch on to a TV series : romance, twists, antipathetic characters that somehow become more sympathetic as time goes on, I just love it! For me the thrill will be there if the two main characters hate each other at the beginning and then end up falling in love without even knowing how it happened. You can swing that kind of scheme screenplay at me as often as you want, I’ll plunge headfirst into that girly-girl state. And I love it.

For the moment, I’m still on season 1 of Gossip Girl (so ssshhhh! No spoilers!) and I’ve fallen into the trap. I can’t really say why I love following the tribulations of Serena, Blair and Jenny. Wardrobe-wise, there’s nothing I’d see myself wearing (apparently it evolves thoroughout the episodes … actually, it’s not surprising, season 1 dates back to 2007: you can feel it in the outfits!) For the moment, it’s still « preppy almost kitsch » in that domain : peter pan collars, knee high socks, berets and over-accessorization. All that said however, even if I can’t project myself style-wise, I like to  examine their clothes and the way they wear them. If I had to choose my favorite of the 3 styles, I’d choose Serena (for now at least). I’m waiting to see the stylistic evolution of Jenny, who’s most certainly going to rally to the « rock – smokey eyes – spits in your face » side of the force … if I take it from the look she harbors today … So patience, I’ve still got 3 seasons to catch up on … that means an awful lot of hours on that stepper! (English translation Bleu Marine)

It’s taking me hiiiigher

· Petites tenues en situation

Il faut persévérer dans la vie. Tout de suite comme ça de but en blanc je vous balance la morale de l’histoire. Tout simplement car certaines d’entre vous se sont étonnées de me voir adopter un peu plus régulièrement ces derniers temps des chaussures à talon. Je ne re-raconterai pas de quel niveau je pars dans cette discipline de haute voltige mais sachez que je suis… ou plutôt… « j’étais » (dit-elle en bombant le torse) une nulle de chez nulle. Mais il m’a fallu presque 2 ans pour comprendre pourquoi j’avais mal avec des talons ( dit-elle en dé-bombant le torse au vu du temps qu’il m’a fallu pour comprendre): Chez moi, c’est la douleur lancinante au niveau du coussinet plantaire qui m’a fait capituler maintes fois. Vous savez de quoi je parle. Et vous messieurs, vous ne savez pas de quoi je parle mais imaginez juste qu’on frotte votre plante des pieds avec du papier de verre, vous saurez.

Et puis j’ai découvert ces fameux coussinets Epitact (l’heure du témoignage façon « Télé Shopping » a sonné), bieeeen plus efficaces que des « Shopping and Dancing » Scholl, pas assez « mous »… Et ils sont lavables et réutilisables messieurs dames! En gros, pour vous décrire la chose, c’est un coussinet amortisseur qu’on enfile sur son pied à la manière d’une tong-chaussette-coussinet intégré, on met son collant ou sa chaussette par dessus, on porte ses chaussures à talons et hop, on trottine sans s’échauffer les pieds. Mon explication n’est pas très claire mais si vous avez l’occasion de vous retrouver nez-à-nez ou pied-à-coussinet avec la chose, vous comprendrez. Du coup je ne sais pas si c’est une meilleure chose mais je craque plus facilement pour des chaussures à talon. Ma barrière psychologique du 5cm de talon a largement été dépassée par un 8cm ( ces mesures de talon comprennent la hauteur de talon effectif, hein?… c’est-à dire la hauteur du talon à laquelle je retranche le plateau du devant (et je retiens 1 et  je multiplie par le cosinus de 45…). Pour résumer je gère trop bien les talons youhouuuu!… Enfin seulement les boots ou les sandales. Car les escarpins, il y a aussi le frottement du derrière du pied qui me chagrine et  je pense que cela mérite encore quelques années de réflexions.

In life you need to persevere. Right now, out of nowhere, I am giving you the moral of the story. All this because lately, some of you got surprised to see me adopt heels a bit more regularly. I won’t tell you again how far I’ve come in this acrobatic discipline but you should know how bad I am… or rather… “was” (saying this with pride). But it took me almost two years to understand why I was in pain with heels (telling you with a bit less pride when I see how long it took me to figure it out): for me, it’s a shooting pain at the balls of my feet that made me gave up a couple of times. You know what I am talking about. And you Sirs, you don’t know what I am talking about but just imagine your feet get rubbed with sand paper, then you’ll know.

And then, I discovered those famous Epitact cushions (this is time for a testimony like in infomercials), wayyy more efficient than “shopping and dancing” from Scholl, which aren’t soft enough… And, ladies and gentlemen, you can wash and re-use them! Broadly, to describe these things, they’re like shock absorbing cushions you slip on your feet, sock sleepers and a cushion all in one. You wear your tights or your socks on top of it, put your heels on and off you go, trotting along without warming up your feet. My explanation isn’t very clear but if you have the occasion to see them, you’ll understand. So I don’t know if it’s a good thing but I can’t resist heels. My 5cm high heels psychological barrier got smashed by a 8cm (those heels heights consist of the height of the actual heel, huh?… It means the height of the heel from which I subtract the height of the platform at the front (and then I keep 1 And I multiply by cosinus 45). To sum up, I manage heels ,yoohooooo!… Well, only boots and sandals. Because with other heels you also have the rubbing behind the foot that I don’t like and I think that will need a few more years of reflexion. (English translation by Charlotte B.)

Boots See By Chloé
Manteau/ Coat Sandro
Snood H&M
Bonnet/ hat Comptoir des Cotonniers
Sac / Bag ASOS
Cropped tee shirt Dr Denim
Mitaines/ mittens Marc Jacobs
Shorts Levis Vintage
Collier/ necklace Printemps

PS: Si vous voulez me voir dédicacer en live et me faire interviewer au Festiblog , il y a une vidéo sur le site qui  présente bien l’ambiance de ce jour-là: c’est-à-dire chaleureuse malgré la pluie! Flash-Back!

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