
Suite et fin de notre périple hivernal japonais… Un an après la fin de ce voyage, je le clôture également (enfin !) sur ce blog… Il était temps, allez-vous me dire ! Était-ce une manière inconsciente de faire durer cette escapade merveilleuse ? Peut-être… Il n’empêche que c’est avec une certaine nostalgie que j’aborde cette dernière étape : Kushiro, toujours sur cette île sauvage de Hokkaido.
Nous n’y sommes restés qu’une journée mais avons pu exaucer de justesse le rêve d’assister à la danse des grues japonaises, symboles de Hokkaido et synonymes de longévité.
Akan international crane center

À peine arrivés à la gare de Kushiro, nous avons déposé nos bagages à la consigne et pris un taxi direction le Akan International Crane center. Des bus desservent également l’endroit mais nous avions tellement peur de ne pas arriver à temps (le soleil se couche tôt !) pour notre rencontre avec les grues que nous avons voulu mettre toutes les chances de notre côté.
Parfois, les planètes s’alignent divinement : Après 40 minutes de trajet, un pique-nique improvisé dans le taxi, ce somptueux spectacle de danse et d’envol de grues s’est offert à nous… A 10 minutes près, nous n’aurions pas pu les voir… d’où la préciosité de ces quelques photos.


Nous avons ensuite pris le temps de visiter le musée dédié à ce noble animal, admirant les pliages origami en son honneur.
Une légende japonaise (Senzabaru) raconte que si l’on arrive à plier 1000 grues et les assembler tout au long d’un fil, on verra son voeu de bonheur, santé et de longévité exaucé. On peut même choisir de réaliser ce travail minutieux pour quelqu’un que l’on souhaite voir guérir ou pour une naissance/mariage… J’adore ce genre de superstition pleine d’humanité.
Et voilà qui rajoute encore plus d’extraordinaire à cet élégant animal qui fait hélas partie des espèces en danger d’extinction…
Kushiro Washo market

La ville de Kushiro en elle-même n’a pas grand chose d’intéressant (ce sont les alentours qui le sont) mais son marché Washo peut être une sympathique étape gourmande si vous cherchez à élaborer votre propre « Katte-don ». En effet, cela consiste à choisir divers morceaux de poissons frais à disposition afin d’agrémenter un bol de riz à votre goût.
L’addition peut vite grimper étant donné qu’on ne sait plus trop où donner de la tête : tellement de choix et de fraîcheur s’offrent à nous ! Mais même à 8h du matin, j’ai réussi à me laisser tenter et à savourer ce Katte-don !



Mon « katte-don » en guise de petit dej’
Ce marché est aussi l’occasion d’admirer les produits locaux (yaourts et fromages à base de lait de Hokkaido) en plus des fruits de mer.
Quelques fruits sont également présents. Le suremballage est malheureusement omniprésent (et pas seulement dans ce marché mais au Japon en général) mais l’obsession de la propreté perdure au pays du soleil levant pour le meilleur… et pour le pire !




Et c’est ainsi que ce voyage hivernal prend fin avec un vol vers Tokyo, quelques derniers jours passés là-bas (dont une St Valentin à nouveau à Tokyo DisneySea !) et un retour en France, la tête chargée d’une nouvelle vision du Japon, plus naturelle, confidentielle et authentique.
J’espère que ce circuit hivernal passé ensemble vous aura plu et vous aura donné plein d’idées si vous songez à vous perdre au Japon en hiver. Cela restera sans aucun doute l’un de mes plus beaux voyages… J’ai l’impression d’aimer ce pays à chaque nouvelle visite : est-ce possible d’en tomber toujours plus amoureuse au fil des années ? Il semblerait que oui…
(Pour relire l’intégralité de mon voyage d’hiver au Japon 2018 c’est ici.)












