Mon évolution stylistique

· Illustration, Mode

Le 25 Mai dernier, mon blog a fêté ses 10 ans. En 2007, j’ai commencé sur un coup de tête après être tombée sur le blog de Balibulle et à force de lui laisser des commentaires, ainsi qu’à d’autres blogs (les réseaux sociaux n’existaient pas en ce temps), j’ai eu l’idée d’ouvrir mon propre espace d’expression, d’abord sur Canalblog puis ici, depuis 2008.

Il s’est passé tellement de choses en une décennie : vous m’avez vue grandir (vieillir), évoluer, ainsi que mes goûts.

Au départ très attirée par l’avalanche de couleurs, de motifs, les associations de couches de vêtements extravagantes, je me dirige aujourd’hui vers son contraire : un dressing plus minimaliste et à terme, j’espère, « capsule ».

J’ai pensé qu’il serait intéressant d’analyser cette évolution non pas pour prouver que j’ai un goût vestimentaire très sûr (2007 et 2008 semblent me décrédibiliser à jamais) mais pour se remémorer des souvenirs, se rendre compte à quel point suivre les tendances n’est peut-être pas une si bonne chose et que, définitivement, « less is more ».

 

2007 : Passion legging

Les archives 2007 ne sont pas présentes sur ce blog non pas par honte (quoique) mais car je n’ai jamais eu le courage de rapatrier mon ancien blog ici.

Vous ne perdez pas grand chose à part des photos approximatives de ma personne avec la tête coupée (l’anonymat régnait en maître en 2007), des robes Desigual-esques portées sur legging et grosses Uggs.

 

2008 : Keffieh & franges

Le keffieh, ce bijou de foulard à positionner en triangle sous son menton, sur lequel pendaient des breloques ou des pompons.

Un festival à lui-seul mais bien heureusement complété par mes soins par des bottes à franges et une surcouche de gilets. En 2008, rien dans le placard, tout sur moi !

 

2009 : Ébauche de féminisation

Enfant et adolescente, je détestais porter des robes ou autre attirail de « fille » mais en 2009, on observe enfin à une légère vague de féminisation avec des matières un peu plus délicates (dentelle ou robes légères), des poses à grand potentiel séducteur, l’abandon du legging (enfin) mais d’éternels cheveux de « Super guerrier » coiffés avec ce fameux rebiquage arrière (j’ai même eu l’affront de faire un tuto).

À noter, les phénomènes « veste d’officier » et « Pirate boots » (ces dernières dorment sagement dans ma cave en attendant un éventuel retour sous les projecteurs ? Pas sur moi en tous cas).

 

2010 : Léopard & Rock

En 2010, l’imprimé léopard sévit sur les blogs mode : je n’y échappe pas, je le porte à toutes les sauces. Le snood est aussi présent à tous les coups (cous).

Je n’ai jamais été quelqu’un de Rock’n Roll dans l’âme mais on assiste cependant à une multiplication des clous et de cuir que ce soit sur mes chaussures ou mes vestes.

 

2011 : Shorts tailladés & ébouriffage persistant

En 2011, la rockeuse en carton a trouvé son perfecto parfait (réellement parfait puisque 6 ans après, je le porte toujours). Se profile un amour constant pour les shorts en jean tailladés et pour les baskets compensées.

Les looks sont un peu moins honteux et moins chargés, mais ce style capillaire de Sangoku persiste (pas de sponso avec les gels coiffants Schwarzkopf, je vous assure).

 

2012 : La basket compensée

Clous et perfecto ont toujours la part belle dans mon dressing en 2012… avec la venue de l’hybride vedette de l’année : le manteau perfecto.

Après multiples hésitations (sûrement justifiées), je craque enfin sur les baskets compensées Isabel Marant qui m’ont bien eue suite à un lavage de cerveau après les avoir vues défiler sur tous les pieds depuis 1 ou 2 ans. Je cherche toujours à les vendre depuis. Fail.

 

2013 : Chevelure libérée, délivrée

En 2013, mon style adopte des allures plus british et preppy : une certaine Alexa Chung est passée par là.

Mais le point primordial de cette année: en Août, j’abandonne tout artifice capillaire (sauf peut-être le foulard de tête de feu American Apparel) et laisse mes cheveux vivre leur vie lisse et raide ! Encore une victoire de canard !

 

2014 : Silence ça pousse

En 2014, je laisse pousser mes cheveux en carré plongeant parfois un peu filasse. Mais bon, l’envie de tester est là.

Le style s’assagit davantage. Pas de grandes extravagances : Mon amour pour les costumes d’homme est bien présent. Une Kingsman en devenir…

 

2015 : Retour au court

En 2015, cheveux au plus long sur ce blog : je tente quelques vagues, me questionne sur mon avenir capillaire pour finalement couper durant l’été. Au final, je me sens plus légère et plus « moi ». Salopette, foulard, bandana sont mes obsessions de fin d’année.

 

2016 : Jamais sans mon bandana

En 2016, le foulard autour du cou est devenu presque obligatoire dans mes looks. Je touche du doigt mon rêve de porter un costume devant la boutique de tailleur du film Kingsman.

Je commence à me dire qu’il faut que j’investisse dans des pièces de bonne qualité et intemporelles (comme ce trench ou ce manteau camel).

 

2017 : Vers l’essentiel

Léger changement et éclaircissement capillaires : La coupe la plus facile à vivre et à coiffer depuis ces 10 dernières années. Dans les bons jours, j’arrive même à avoir un peu de volume sans trop d’effort. Inespéré.

L’année n’est pas encore terminée mais vous remarquerez que je poste moins de looks qu’auparavant, par manque de temps mais aussi car je souhaite me débarrasser de la moitié de mon dressing (déjà plus épuré qu’avant) d’ici les prochains mois.

Je n’ai pas encore atteint mon idéal côté style et je ne sais pas si je l’atteindrai un jour mais je prends conscience des excès plus ou moins réussis de ces dernières années.

Rassurez vous, j’aime toujours la mode mais je veux revenir à l’essentiel, ne plus en faire des tonnes, privilégier la qualité à la quantité (pour tous les domaines, d’ailleurs) et me laisser plus de temps pour profiter du reste.

 

(Illustration inspirée par la pochette d’un de mes albums préférés de Take That : « Progress »)

L’été en Octobre

· Mode

Grand soleil ce week-end sur Paris, vous en avez profité j’espère ! Je rêvais d’une prolongation estivale, on dirait que mon souhait a été exaucé.

Après quelques looks automnaux, voici aujourd’hui une tenue d’été indien à base de salopette fluide et de top en broderie anglaise.

Vous connaissez déjà tout ce que je porte sur moi aujourd’hui. Pas de surprise majeure … cependant, j’espère que vous appréciez voir des associations vestimentaires différentes avec les mêmes habits sur ce blog. Personnellement, c’est ce que je préfère.

 

(Photos réalisées devant l’installation de l’atelier Athem & Skertzò, boutique Louis Vuitton, place Vendôme)


Ma Tenue

Blouse Close (déjà vue ici) (-30%)
Salopette Only (déjà vue ici)
Saharienne Close (déjà vue ici)
Ballerines Mango (déjà vues ici)
Panier Etsy (déjà vu ici)

Bracelets Dinh Van, Thomas Sabo, Swarovski, Louis Vuitton
Bague Papyrus Atelier B
Boucles d’oreilles Soko
Montre Cluse
Collier Minetta Jewellery

Extension de cils « Volume russe » Les cils de Marie (déjà vue ici)
Cire à sourcil en crayon Brow Drama Pomade « Châtain » Maybelline NY
Rouges à lèvres « 986 Melted Chocolate Mat » Maybelline NY
+ Color riche « Dahlia Insolent 135 » L’Oréal Paris
Vernis à ongles Color Show Preppy Woman « 470 Runway Rose » Maybelline NY

Montée de Takayuki Nameura

· Déco, Food, Mode

Lorsque l’on me demande pourquoi j’aime tant le Japon, j’ai mille raisons en tête. J’aime la culture et le patrimoine nippons mais suis surtout sensible à cet état d’esprit à la fois raffiné, méticuleux et parfois un peu fou.

Ici, la folie est mise de côté car je vous partage aujourd’hui une adresse gastronomique franco-japonaise des plus minimalistes mais pleine d’émotion et de sensualité gustatives.

 

La gastronomie française selon un Japonais

Le créateur de ce restaurant « Montée » est le chef Takayuki Nameura. Après avoir travaillé à Kobe et Osaka, il vient apprendre l’art culinaire français dans le sud de la France puis repart à Kobe pour ouvrir un restaurant qu’il baptisera « Montée » à cause de la localisation de celui-ci sur les hauteurs de la ville.

Quelques années plus tard, le revoilà en France avec la même « Montée », mais dans un détour du 14ème arrondissement à Paris… pour notre plus grand bonheur.

 

Minimalisme et raffinement

Si je devais vous décrire ce restaurant, je dirais qu’il brille par sa sobriété. À l’extérieur, aucune enseigne ou pancarte n’indique le nom du restaurant. Un simple cadre accroché à la vitre indique les menus du déjeuner et du dîner.

Amateurs de portions gargantuesques, passez votre tour : Le minimalisme est aussi dans l’assiette.

Cela dit, cette quantité a convenu à mon appétit d’habitude débordant, puisque le menu de midi (40€) est constitué d’amuse-bouches, de 4 plats et de 3 desserts. Portions discrètes mais mises bout à bout, je n’ai nullement eu besoin de me ruer sur un bol de ramen en sortant.

Verrines au céleri rave, betterave, yaourt

 

Niveau déco, l’épuré est de rigueur mais se retrouve sublimé par cet imposant bouquet de fleurs. J’ai appris qu’il était renouvelé chaque semaine par Atsushi Taniguchi, un talentueux fleuriste japonais situé dans le 16ème.

J’aime l’idée d’une unique fantaisie éclatant au milieu de cet environnement presque monacal.

 

Menu en 7 temps

Sablés fromage, champignons séchés

 

Nous débutons donc par des amuse-bouches présentés quelque peu maladroitement avec l’accent japonais de l’épouse du chef mais cela rajoute un peu de charme n’est-ce pas ?

Petits sablés au fromage et champignons séchés partagent la vedette avec une verrine de yaourt, betterave rouge et céleri rave. Une simplicité brute mêlée à la sophistication des saveurs. Difficile à vous décrire, cela semble tellement paradoxal.

La suite avec ce calamar découpé en lanières, accompagné d’un boulghour et de crème à la noix de coco. Texture parfaite du calamar, fondant et en aucun cas caoutchouteux.

Calamar, crème noix de coco, boulghour

 

Morue, pomme de terre, oseille

 

Puis, cette brandade de morue surmontée d’oseille vient rehausser une petite pomme de terre. Certains diront que j’ai été punie, vue l’assiette à l’apparente austérité mais la vérité est dans la bouche.

St-Pierre, fenouil

 

Place ensuite aux plats de résistance : D’abord le St-Pierre suivi d’une caille aux raisins secs. Le sucré-salé et le moelleux de la caille se révèlent être mes coups de coeur du menu.

Caille, raisins secs, figues

 

Jusqu’à ce que je découvre le dessert, avec cette pavlova parfaitement exécutée : une meringue fondante, crémeuse à l’intérieur et croustillante à l’extérieur. Accompagnée d’une larme de sorbet citron, je suis aux anges.

Pavlova, fraises, sorbet citron

 

Mais ce n’est pas fini (vous voyez bien que le minimalisme peut aussi faire durer le plaisir !).

Arrive cette gourmandise à la nougatine baignant dans du chocolat fondu puis une assiette d’oreillettes croustillantes (on sent l’influence du sud de la France !).

Dessert au chocolat et oreillettes

 

En résumé

Une adresse de cuisine gastronomique française délicate menée avec discrétion et talent par le chef Takayuki Nameura.

Parfaite pour un déjeuner ou dîner en amoureux. Le soir, le menu de ce restaurant minimaliste s’étend à 7 plats et 3 desserts, ce qui vous laissera certainement le temps de murmurer à votre moitié un tout aussi minimaliste « Je t’aime ».

 

Restaurant MONTÉE
par le chef Takayuki Nameura
9 Rue Léopold Robert
75014 PARIS
(Métro Raspail)

Page 4 sur 478