Intersaison

· Mode

La météo de ces derniers jours a été quelque peu perturbante, ce qui a pu être difficile pour trouver une tenue adéquate : le problème de l’entresaison (quelque peu précoce, il faut l’admettre).

Le fait d’avoir à présent une garde-robe plus réduite me permet d’avoir à disposition mes habits des 4 saisons toujours prêts à dégainer, ce qui est parfait pour mixer des tenues de demi-saison sans avoir à retourner tout mon appartement (ni descendre dans la cave). Voici donc un exemple de tenue que j’ai pu porter ces derniers jours (avant que la pluie n’arrive).

L’idée, c’est de mélanger un vêtement chaud avec un vêtement léger et le tour est joué. Encore une fois, vous retrouvez différents éléments déjà vus de ma garde robe :

  • ce blazer Zara : je n’ai rien à redire niveau qualité… avec ce caban, ce sont les deux seules pépites qualitatives de ce temple de la Fast fashion que j’ai pu garder après mon grand tri.
  • ce pull Close : idem ici, la qualité est parfaite même après moultes lavages en machine (cycle laine évidemment) et je regrette la disparition du site MSR (même si je crois que la marque Close est désormais vendue chez Monoprix)
  • ce jean mom Topshop : à durabilité et qualité satisfaisante depuis 2014 (il apporte un rendu décontracté par son délavage et va avec tout)
  • ce sac Sézane : qui n’est plus commercialisé mais que j’aime toujours autant pour sa praticité et son côté vintage. D’après ce que j’ai pu tester de la marque, je peux affirmer que l’on peut investir les yeux fermés dans les sacs, toujours qualitatifs (enfin ceux que j’ai !). Je suis plus mitigée pour leurs chaussures qui ont toujours fini par être inconfortables à mes pieds.

 

Mon investissement de cet hiver

Et la nouveauté « investissement » à mes pieds, ce sont ces ballerines Carel que je lorgnais depuis un moment, les ayant vues sur notre chère Alexa Chung, portées à toutes les sauces. Je me suis dit que si elles portait tout le temps, c’est qu’elles devaient être confortables : En effet cette hauteur de talon, ce cuir verni et cette fabrication italienne semblaient présager le meilleur.

J’ai donc profité d’un rabais lors des soldes pour investir. Une paire de chaussures rouges, avec un joli rouge ne virant pas vers le orange, à talon ET confortable, ça ne court pas les rues… et je ne regrette pas l’investissement.

J’ai réussi à marcher avec toute une après-midi sans encombre mais je vous ferai un retour au fil du temps pour voir si elles méritent totalement l’investissement. Pour le moment leur souplesse et leur ergonomie me séduisent.

J’espère que vous aimerez ce genre de billet dans lequel j’expose mes remarques sur les éléments que je possède déjà et sur ceux dans lesquels j’investis, toujours dans cette idée de posséder une garde-robe réduite, durable et optimale. Cela prend du temps d’avoir sous la main uniquement de la qualité mais j’aime à penser que je suis sur la bonne voie.


Ma Tenue

Blazer Zara (déjà vu ici et ici)
Pull Close (déjà vu ici)
Jean Mom Topshop (déjà vu ici et ici)
Chaussures « Kina » Carel
Sac Sézane (déjà vu ici et ici)

Collier Minetta Jewellery
Boucles d’oreilles Young Frankk (déjà vues ici)
Bracelet Tiffany & Co
Montre Cluse

Extension de cils « Volume russe » Les cils de Marie (déjà vue ici)

(Certains liens sont affiliés)

Kawamoto

· Food, Illustration

Cela fait bien longtemps que je ne vous ai pas partagé une bonne adresse resto dans la capitale… et japonaise de surcroît ! En effet, je suis assez difficile et la quête est longue mais je suis heureuse d’avoir trouvé celle-ci puisqu’elle mérite vraiment qu’on s’y attarde.

Il n’est pas facile d’avoir de la constance dans la qualité d’un restaurant mais ici, j’y suis retournée 4 fois (je me dévoue pour vous !) pour pouvoir enfin affirmer que c’est une valeur sûre… avec un rapport qualité prix très convaincant : qui dit mieux ?

 

Un morceau de Japon près de Bastille

C’est au coeur de la rue de la Roquette que j’ai découvert ce petit bijou, ne comportant qu’un nombre confidentiel de tables. Je vous encourage donc de réserver à l’avance, vu que je me suis fait avoir à plusieurs reprises, à rentrer à l’improviste et ressortir aussitôt.

Ce restaurant est tenu par un couple de Japonais : l’un des deux a été chef au restaurant parisien Kinugawa (dont je vous avais déjà parlé ici) mais aussi dans le restaurant gastronomique Tankuma à Kyoto… Cela laisse présager le meilleur n’est-ce pas ?

 

Le menu déjeuner

Assortiment d’entrées et aubergine fondante gratinée au miso

 

Mais passons au vif du sujet : ce qu’il y a dans l’assiette ! Si vous voulez bénéficier d’un prix assez doux, il vaut mieux venir le midi même si les menus du soir sont plus copieux (mais forcément plus chers (à partir de 45€)). Vous pouvez également opter pour les plats à la carte sinon (20€ le plat principal environ).

Le menu déjeuner (à 20€) comprend 2 entrées, un plat, une soupe et un dessert, ce qui me semble tout à fait honnête et rare pour de la vraie cuisine japonaise sur Paris.

Voici donc un aperçu de ce délicat menu. En entrée, un assortiment comprenant des edamame, petits légumes marinés, mini makis et l’entrée phare à tester absolument : l’aubergine fondante nappée à la sauce miso de Kyoto gratinée.

 

Aubergine fondante nappée à la sauce miso de Kyoto gratinée

 

C’est tout simplement délicieux: rien que de lire le nom vous laisse entrevoir la gourmandise de la chose. La chair moelleuse de l’aubergine vient flirter avec le dégoulinant de la sauce miso légèrement gratinée…

Assortiment de sushis

 

Pour le plat, vous pouvez vous laisser tenter par la traditionnelle assiette de sushis ou un plat de grillade ou mijoté (de saumon, dorade, poulet, entrecôte) à la sauce teriyaki. Tout est préparé avec soin : les sushis sont confectionnés dans la plus pure tradition (petite boule de riz aérée recouverte entièrement d’une tranche de poisson). Le riz vinaigré est plutôt savoureux.

Mijoté de dorade sauce Teriyaki

 

Sinon, je n’ai jamais été déçue par les grillades : que ce soit de la viande ou du poisson, c’est toujours exécuté avec soin et précision. Je retrouve avec plaisir les saveurs traditionnelles du Japon avec cette cuisine simple et gourmande.

Pour le dessert, on reste minimaliste avec ces fruits coupés mais il me semble qu’ils servent aussi des cakes au matcha ou autre gourmandise. Cela dit, c’est assez appréciable de finir avec un peu de fraîcheur !

 

En résumé

Cette adresse coup de coeur, qui ne paye pas de mine au premier abord peut avoir le rôle de cantine pour le midi mais aussi de rendez-vous cosy pour les nostalgiques du Japon le soir, avec un peu plus de variété et de sophistication dans les plats.

À vous de choisir en fonction de votre humeur (et de votre bourse !) mais vous aurez dans tous les cas le plaisir de savourer un bout d’authenticité japonaise de qualité.

 

KAWAMOTO
43 Rue de la Roquette
75011 Paris

Shiretoko

· Food, Illustration, Voyage

Avant dernière étape de notre voyage hivernal au Japon… Petit à petit on approche de la fin, quelle émotion ! D’autant plus qu’il y a 1 an presque jour pour jour, je me trouvais encore à l’endroit que je vais vous décrire aujourd’hui !

Après nos 2 jours à Abashiri, nous voilà en direction de la péninsule de Shiretoko au Nord-Est de Hokkaido, « là où se termine la Terre » (=ce que veut littéralement dire Shiretoko).

Cette partie du Japon est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO avec ses 5 lacs et ce grand espace naturel réputé pour être resté sauvage et préservé. Un de mes coups de coeur du voyage, tant par l’atmosphère que par les paysages… qui ont -paraît-il- encore une autre saveur en période estivale (une autre fois peut-être !). Pour l’heure, voici quelques souvenirs enneigés de Shiretoko…

 

À bord du Ryuhyo Monogatari train

Le train qui relie Abashiri à Shiretoko s’appelle le Ryuhyo Monogatari train et longe la mer Okhotsk pendant environ 1h de trajet. À travers la fenêtre, on peut admirer l’immensité de la mer et ses blocs de glace flottants, comme on a pu le faire à Abashiri.

Vous pouvez aussi choisir de vous déplacer quelques instants à l’avant du train pour voir la scène en panoramique derrière la grande vitre (comme j’ai pu la filmer dans ma Story « Shiretoko » sur Instagram).

A mi-parcours, un arrêt de 10mn se fait à la petite gare de Kitahama pour prendre des photos, admirer le panorama du haut d’un observatoire.

Le plafond et les murs de la gare sont complètement recouverts de papiers/ tickets souvenirs : Les touristes veulent visiblement laisser une trace de leur passage ici ! (ambiance un peu flippante façon « Un homme d’exception » non?).

Dans tous les cas, profitez bien du paysage vu que l’heure de voyage passe très vite !

 

La pension Kifu club

Arrivés à la gare de Shiretoko, nous avons ensuite pris un bus pour accéder à la petite ville de Utoro. Nous avons passé deux nuits très agréables dans cette pension de famille « Kifu club » confortable et pleine de charme, à la manière d’un petit chalet à la japonaise.

À peine les bagages déposés, la famille propriétaire de cet hôtel nous propose de nous relaxer dans le onsen extérieur… on ne se fait pas prier ! C’est d’ailleurs à partir de ce jour que j’ai commencé à tousser comme un boeuf de Kobe et pendant près de deux mois ensuite… Ça m’apprendra à sortir les fesses à l’air par -10 degrés pour plonger dans une eau à 40.

Je ne regrette pourtant pas ces délicieux moments relaxants de choc thermique et de cocooning dans le salon de l’hôtel.

Pendant tout le séjour à Shiretoko, j’ai eu l’impression de partir en vacances dans une station de ski mais avec le petit twist japonais qui va bien.

Une fondue oui, mais pas n’importe laquelle !

Elle consistait à tremper des aliments dans la pâte à tempura (beignet japonais) et les faire frire dans une marmite d’huile bouillante. Oh la bonne idée !

En ce qui concerne le petit déjeuner, voici ce qui nous attendait : poisson grillé, salade, pickles… avec un seul met sucré = le fromage blanc et sa confiture de myrtilles que vous pouvez discerner sur les bords de la photo. Il me semble que l’on peut choisir à la place le petit déjeuner à l’occidentale, si vous n’êtes pas d’humeur « poissonnière » de bon matin.

Pour ma part, manger salé dès le réveil ne m’a posé aucun souci… d’autant plus lorsque c’est délicieux.

 

La ville de Utoro

Cette petite ville de Shiretoko ne déborde pas de vie mais elle est le point de départ de pas mal d’excursions.

Nous en avons d’ailleurs profité pour nous renseigner au centre d’informations de la ville (j’y ai aussi acheté ce tee-shirt que vous me voyez porter ici). C’est là-bas que l’on a réservé notre journée randonnée en raquettes et notre soirée au festival de nuit, que vous allez découvrir par la suite.

Une petite balade à pied autour de notre « chalet » nous a fait découvrir ce rocher nommé « Godzilla rock » de par sa forme caractéristique. Également, en bord de route, une jolie vue sur la mer gelée et une cascade d’eau (très) fraîche.

 

Une balade en raquettes

Des vacances aux sports d’hiver ne sont pas complètes sans une petite activité sportive n’est ce pas ? Nous avons choisi de faire une excursion en raquettes avec un groupe de japonais et Ken, notre sympathique guide amoureux de la nature.

Je n’ai pas pris beaucoup de photos durant cette balade car nous marchions à travers la forêt avec la neige qui nous fouettait le visage mais j’en garde un excellent souvenir.

Les explications de Ken au sujet des animaux, les traces de pas des renards, les griffures d’ours sur les troncs… et notre rencontre privilégiée avec un joli Bambi m’ont passionnée.

Cette ambiance un peu étrange à la manière du film « The revenant » était peu rassurante mais séduisante à la fois. Difficile en tous cas de s’imaginer qu’en été tout est fleuri et verdoyant !

 

Shiretoko Ryuhyo festival

Le centre d’informations de Utoro nous a également parlé d’un festival de la neige qui se déroulait tous les soirs de Février, avec chocolat chaud, petits igloos d’appoint.

Pas la peine de nous en dire plus, le soir venu nous y étions ! Ici encore, l’ambiance « vacances à la neige » était plus que présente… un bar au milieu des stalactites ( stalacmites ? Je ne sais jamais !), des hamacs, des lumières scintillantes… l’ambiance y était vraiment insolite et très sympathique. Constatez par vous même !

 

Adresses gourmandes à Shiretoko

Et pour finir ce chapitre « Mako à la neige » (=ma libre interprétation exotique de « Martine à la neige »), voici deux restaurants que l’on a pu tester lors de notre séjour à Utoro, Shiretoko.

 

BON’S HOME (

Ce premier restaurant Bon’s home (qui dispose aussi de chambres apparemment) fut un vrai coup de cœur puisqu’il propose des plats de tartiflette à la japonaise à base de pommes de terre et de fromage de Hokkaido : un vrai délice ! Les patates sont fondantes, fermes et sucrées et se mêlent parfaitement à l’onctuosité du fromage.

Le dessert à base de pomme de terre (potato cake) était également savoureux.

 

KUMANOYA (187-11 Utoronishi, Shari-cho, Shari-gun 099-4354 Hokkaido)

Ce 2ème restaurant découvert à Utoro se situe en face du Shiretoko World Heritage center, de l’autre côté de la route. Nous y avons dégusté une bonne soupe de nouilles ainsi qu’un bol de chirashi au saumon et œufs de saumon : classique mais bon !

Nous en avons terminé avec l’avant dernière étape de ce voyage inoubliable au Japon : la prochaine fois, nous redescendrons un peu pour atteindre Kushiro ! À bientôt !

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